Introspection musicale avec thaïs

Crédits photo : Jean-Philippe Sansfaçon

Le Culte est allé à la rencontre de la jeune autrice-compositrice-interprète montréalaise thaïs, qui s’est récemment associée à la maison de disques Bravo musique pour continuer de partager sa pétillante musique pop.

La musique a toujours été une évidence pour Thaïs Millet, mieux connue sous le nom d’artiste thaïs. « J’ai commencé la musique vraiment jeune, parce que j’ai longtemps étudié en musique classique. J’ai arrêté à l’université parce que c’était beaucoup dans la performance, une énergie qui ne me correspondait pas », raconte la jeune femme de 26 ans. Elle se qualifie comme « rebelle » en se remémorant ses cours de musique universitaires où elle composait au lieu de pratiquer ses pièces.

C’est son frère qui l’a poussée à publier sa musique sur la plateforme de découverte musicale Bandcamp, une idée qui a porté ses fruits. Un éditeur du studio québécois Troublemakers l’a ainsi découverte. Avec lui, thaïs a lancé son premier EP professionnel, Paradis artificiels. De fil en aiguille, sa musique s’est fait entendre. « C’est le projet qui m’a permis de me faire voir par d’autres personnes. Coeur de pirate m’a contactée sur Instagram, c’était déconcertant, je réalisais qu’elle était accessible, confie l’artiste au rire facile. J’ai rencontré des gens qui m’aident et qui m’amènent à un autre niveau.  »

Mélancolie dansante

Des notes aériennes, des synthétiseurs et une douceur émouvante caractérisent les compositions de thaïs. « C’est très introspectif, mais en même temps, je travaille beaucoup sur des chansons qui font danser. J’aime bien ces contradictions-là », explique la chanteuse.

thaïs dévie de son style musical habituel avec sa dernière chanson Arrête de danser, parue en janvier 2022. « J’ai essayé d’aller dans un style plus affirmé, je rappe plus. C’est plus chargé et intéressant musicalement , partage-t-elle. J’aime sortir de ma zone de confort et tester de nouvelles choses. »

Ce morceau traite d’une relation amoureuse toxique qui s’est mal terminée. « C’est le moment où on se dit qu’on a tourné la page et qu’on s’en fout, mais à force de le dire, on se rend compte qu’on en parle tout le temps. C’est l’ironie du truc », résume thaïs. Les relations amoureuses, familiales et amicales imbibent l’oeuvre de la jeune femme.

La musique comme thérapie

Maîtrisant le piano et la guitare, la musicienne se sert de la musique comme exutoire. Couchées sur papier, ses préoccupations deviennent plus légères. Elle explique que l’écriture lui permet d’exprimer ce qu’elle ressent et de s’en détacher. Chacun de ses projets représente une période de sa vie.

thaïs mentionne l’influence importante de trois artistes et groupes sur ses compositions. « Malajube m’inspire avec sa musique et son côté vivant, et Serge Gainsbourg, que j’ai beaucoup écouté dans ma jeune vingtaine, avec ses textes et l’influence classique de ses chansons. » Elle termine en saluant Emily Haines, qui l’impressionne par ses performances et sa façon d’être sur scène. « Je trouve qu’on a un peu la même vibe », se réjouit la chanteuse.

Plusieurs nouveautés au printemps

« Je travaille sur un album en ce moment. Ce sont de gros mois de production et de studio vraiment intensifs », affirme thaïs, qui se dit très excitée de présenter ce nouveau projet. Son printemps sera chargé d’événements et de sorties musicales.

Elle présentera notamment une captation en direct le 23 mars prochain sur la plateforme Bandcamp. L’artiste performera aussi lors des premières parties des spectacles de la tournée de Coeur de pirate à travers le Québec en avril.

Auteur Sophie Mediavilla-Rivard

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