Noctambule : marche au coeur d’un songe

Depuis la session d’automne, les finissantes et finissants du programme de médias interactifs de l’UQAM travaillent sur Noctambule, un parcours déambulatoire nocturne qui sera présenté fin juin au Centre de la nature de Laval. Jouant sur la frontière fine entre rêve et réalité, Noctambule se donne le défi de transporter son public dans un monde fantasmagorique… en respectant les mesures sanitaires !

Le projet

Noctambule est un projet de longue haleine sur lequel 23 étudiantes et étudiants du programme de médias interactifs de l’UQAM ont travaillé depuis le début de la session d’automne. Ce projet représente la mise en pratique des enseignements reçus tout au long de leur baccalauréat, ainsi qu’un tremplin vers le monde du travail pour une belle partie du groupe. Cette équipe est également épaulée par trois étudiantes et étudiants du programme de stratégie de production médiatique, qui participent à la coordination et la mise en place du projet. 

L’expérience prend la forme d’un parcours en forme de 8, d’une longueur d’un kilomètre, que le public sillonne à pied pendant une durée de 30 minutes à une heure, dépendamment  dutemps passé à contempler les différents éléments qui constituent l’attraction.

La déambulation au sein de Noctambule est marquée par trois installations interactives que les passants traversent : Aegis , Lampades et Ferveur. « C’est une espèce de réinterprétation onirique de déambulation quotidienne », décrit Juliette Gaudreault-Tremblay, qui fait partie de l’équipe de stratégie de production. Pour Alexandre Pariseau, qui a principalement travaillé sur Ferveur, ce projet « explore de nouvelles façons de vivre des expériences interactives et artistiques dans un cadre de distanciation. »

Les différentes installations proposent de multiples expériences sensorielles qui jouent sur l’illusion et le rêve. « On essaie de créer un sentiment de voyage, quelque chose qui sort de la réalité », ajoute l’étudiant en médias interactifs. 

Les contraintes

« Comment est-ce qu’on fait pour pour laisser les gens interagir sans qu’ils touchent aux choses, sans qu’ils soient proches les uns des autres ? », voilà la réflexion derrière Noctambule, explique Alexandre Pariseau. Les circonstances particulières de la pandémie ont, une nouvelle fois, demandé un soupçon supplémentaire d’imagination aux trois équipes, qui travaillaient chacune sur une installation. 

« Une chose qui est importante à savoir, c’est que le projet au complet a été créé dans le but de permettre la distanciation physique, explique-t-il. Donc, on est parti de ce principe là, que les gens n’allaient pas toucher aux choses, et allaient devoir être à des distances raisonnables ». Chaque installation a été pensée pour offrir une expérience sensorielle dans la sécurité des mesures sanitaires.  « Lampades et Aegis sont des projets qui vont plus chercher l’aspect contemplatif de la promenade, l’un avec des mirages et l’autre avec un toit qui protège les passants d’orages et d’averses qui sont représentés avec des jeux de lumière, poursuit Alexandre. Avec Ferveur, on est allés dans une direction un peu plus « party« . C’est pour cette raison qu’il termine le parcours, parce que c’est le moment de lâcher son fou. »

Cette situation impose des contraintes, mais l’étudiant voit davantage cela comme une opportunité qu’un défi. « Cette distance-là implique plus de coûts, ajoute-t-il cependant. Il faut que tout soit plus gros, plus large, que les câbles soient plus longs. Il faut que les caméras captent plus loin, etc… » . C’est également la raison pour laquelle, cette année, le projet des finissantes et finissants en médias interactifs ne se déroule pas sur la Place des Arts mais bien au Centre de la nature de Laval, un parc urbain de 50 hectares qui permet une installation spacieuse.
Le contexte de restrictions liées à la troisième vague du virus dans la province crée en revanche de nouvelles incertitudes quant au lancement et aux dates. Initialement prévue pour mai, l’exposition de Noctambule est repoussée à la fin du mois de juin, en raison du couvre-feu qui réduit le temps disponible dans des conditions nocturnes. Pour connaître toutes les mises à jour liées au projet, il est possible de suivre Noctambule sur ses pages facebook et Instagram @projet.noctambule.

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Auteur Marius Gellner

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