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Une fin: Sur ma faim, « Je dérive »

Photo du rédacteur: Samuel LacasseSamuel Lacasse

La première d’Une fin, nouvelle pièce de Sébastien David, s’est tenue le 5 février au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui. Entre catharsis de science-fiction et satire apocalyptique, le dramaturge aborde des thématiques nichées. 


La fin du monde est à nos portes, le Soleil s’approche dangereusement de la Terre, mais aucun espoir à l’horizon. Des citoyens imprévisibles se mettent à assouvir diverses folies avant l’extinction de l’espèce. D’autres s’égarent dans d’interminables réflexions ou tentent de poursuivre tant bien que mal une vie normale. 


Mention photo: Valérie Remise

L’étoile s’aligne


Chaque histoire est partie prenante du filon de l’apocalypse et se rejoint peu à peu révélant les liens qui unissent une cinquantaine de personnages aux profils très diversifiés interprétés  par 16 comédiens caméléons. 


La pièce est ficelée comme une cotte de mailles. Les scènes se superposent et s’enchevêtrent d’une séquence à une autre. Les transitions sont marquées par des apartés satiriques où les révélations grivoises sont livrées sérieusement venant arracher quelques sourires. En contraste, d’interminables monologues tragiques pseudo philosophiques ont rendu l’auditoire perplexe sur les intentions du dramaturge. 


Exosquelette bien garni


La metteuse en scène et le metteur en scène, Laurence Dauphinais et Patrice Dubois, rendent toutes les facettes de la pièce efficaces, nous poussant à faire fi des petites confusions émotionnelles qui entravent ni le rire, ni le tragique. 


L’univers sonore, les chorégraphies stylées au ralenti, tout comme l’ambiance lumineuse et les jeux d’ombres, sont audacieux et modernes. Un trio électro s'exécute à la guitare et au synthétiseur lorsqu’il n’est pas dissimulé derrière des portes closes. Agrémenté par des illustrations visuelles plus colorées et ludiques les unes que les autres qui évoquent l'évolution du temps et de l’environnement des scènes. Les personnages calculent la distance du Soleil de la Terre avec leurs doigts, faisant ainsi craindre l’inévitable dénouement.


Mention photo: Valérie Remise

Les personnages stoïques tenant des discours sans filtre et leurs habits stéréotypés donnent l’impression d’un théâtre absurde modernisé. 


L’humour a beaucoup de potentiel mais manque de punch. Le public s’est montré minimalement généreux et satisfait de ce qu’on lui a servi. Les spectateurs et spectatrices sont laissé·es démuni·es devant des jeux de mots de « mononcle » un peu clichés et quittent le ventre à moitié plein. La faiblesse de la pièce repose aussi sur les nombreux changements de registre. Oscillant entre un français québécois populaire et un français international qui manque de naturel.

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