Vanessa Annunzi

Vanessa Annunzi, étudiante en droit à l’Université de Montréal, a fait apparition au Salon du livre le 17 novembre dernier à la suite de sa plus récente création Juste un peu, un roman d’amour à la fois inspirant et émouvant.

Difficile de s’imaginer avoir un kiosque au Salon du livre de Montréal et faire le lancement de son roman, écrit de ses propres mains et de sa propre tête, le tout à l’âge de 20 ans. Personnellement, ma 21e année se résume comme suit:  se lever en retard pour aller à l’école ou ne pas y aller du tout, ou bien encore faire du Kraft Dinner pour souper alors que mes parents partent pour une fin de semaine. Or, ce n’est pas le cas de Vanessa Annunzi, qui vivait un rêve alors que son roman intitulé Juste un peu était en dédicace le vendredi 17 novembre à la Place Bonaventure à l’occasion du Salon du livre.

Une femme à découvrir

Cette auteure colorée s’est inspirée de faits vécus pour écrire son roman. Sa première vraie tristesse lui permet d’illustrer tous les processus qu’elle a entrepris pour passer à travers les multiples épreuves entourant sa séparation. Cela est très bien représenté dans son oeuvre alors que le parallèle qu’elle effectue avec le personnage principal est véritable. L’émotion est très bien transmise au lecteur, pour qui il est facile de s’identifier à la vie du personnage sans nom. Reconnue par ses pairs pour exprimer clairement ce qu’elle ressent, Vanessa fait indéniablement place à la vérité dans son livre. Par ailleurs, elle mentionne en entrevue qu’il s’agissait d’une période très noire dans sa vie ; c’est l’écriture qu’il lui a permis de sortir de cette phase plutôt démoralisante. Fille extravertie qui a beaucoup de choses à dire, Vanessa est le type de personne qu’on veut avoir dans un party. C’est une boule d’énergie. Elle laisse transparaître le tout dans son roman de 146 pages où elle explique un processus émotif courant pour la majorité des gens, celui de la peine d’amour.

Juste un peu de quoi?

«Je me suis fait briser le coeur, typique. Mais, l’histoire d’amour qui tourne mal dans ce roman, ce n’est qu’un prétexte pour aborder des thèmes beaucoup plus importants pour moi, pour briser les tabous sur la dépression, l’anxiété, le mal de vivre. Je voulais illustrer un processus de guérison pénible, mais pourtant gratifiant, en essayant le plus possible d’alléger un texte avec un peu d’humour, des pensées pas parfaites et beaucoup de belles anecdotes.»

C’est exactement ce qu’elle a tenté d’exprimer dans son roman. Malgré le volet « kitch » de l’histoire d’amour classique d’une personne au coeur littéralement brisé, il est facile pour le lecteur de se mettre dans la peau du personnage principal, qui est sans nom, ce qui amplifie le mystère.

Bref, prendre la peine de découvrir Vanessa Annunzi en tant qu’auteure est aussi profitable que de visiter un nouveau pays pour la première fois. J’exagère, mais la lecture de son roman en vaut la peine. Celui-ci sera disponible dès le 25 novembre.