Une famille iconoclaste Partie III : La crise identitaire

On rencontre tous cette période,
De critique
De recherche
Et de crise identitaire.

Naturellement, mes parents avaient beaucoup plus d’inquiétudes au secondaire, comme tous parents de ce monde. Ils voulaient en même temps éviter les conséquences de la surprotection. C’est pourquoi ils nous ont laissé une certaine liberté. Ils souhaitaient que nous vivions cette étape à notre façon, comme n’importe quel jeune.

À mes yeux, j’étais très différente des autres. J’étais unique, mais je réussissais parfaitement à me dissimuler à travers cette jeune population.

Or, ma situation familiale n’était aucunement la cause première de cette unicité, mais plutôt une maturité acquise bien avant mes camarades. Quelques fois, je me sentais de trop et incomprise à travers cette jungle. Je ne réussissais pas à trouver ma place parmi les autres.

Évidemment, j’en ai entendu de toutes les couleurs.

« Si tes parents sont homosexuels, les possibilités sont plus grandes que tu le sois aussi ».

Les échos provenant des corridors de l’école n’étaient jamais liés à moi ou à quiconque. C’était plutôt ce genre de commentaires juvéniles non constructifs et insensés qui circulent dans l’air. Ces paroles non réfléchies auxquelles nous ne portons pas attention à cet âge.

Parfois, ces commentaires semblaient n’atteindre que moi. Je dois avouer qu’à certains moments, je ressentais une frustration monter en moi. Je réfléchissais à ce que j’aurais pu répondre, mais je ne trouvais pas l’avantage de dépenser de l’énergie face à ces paroles.

Pour certains, cette période est magnifique.
Pour d’autres, cette période est un néant.
Mais pour tous, cette période est inoubliable.                  

D’un autre côté, mes amis proches aimaient venir à la maison. L’ouverture d’esprit considérable de mes parents les rendait à l’aise à chaque fois. Ils aimaient ce type d’ambiance, à la fois unique et agréable.

Dans notre société,
Il y en a qui jugent
Il y en a qui critiquent
Il y en a qui attaquent
Et malheureusement, il y en aura toujours.

Vendou
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