Les pensées d’une fille en voyage – Partie 1

Jour 3- Nice, Côte d’Azur, France

Ma dernière journée à Nice vient de se terminer. Présentement, il est 2:27 du matin. 20:27 au Québec. On est dimanche soir, je pense à ma famille qui écoute très probablement la finale de La Voix.

Moi, je n’arrive pas à dormir, même si je me suis remise du décalage horaire qui m’a, d’ailleurs, fait la vie dure à mon arrivée en France.

Je n’y arrive pas, parce que même si mon voyage à travers l’Europe se poursuit encore pour une dizaine de jours, le fait de quitter Nice me met dans un drôle d’état.

Je m’explique.

C’est un sentiment excitant (et un peu long, il faut l’avouer) que de compter les semaines avant un départ. C’était il n’y a pas si longtemps, alors que j’étais encore en fin de session. Je me rappelle parfaitement des papillons dans mon ventre à l’idée de m’envoler pour découvrir de nouvelles villes, de nouvelles cultures et des nouvelles personnes.


Chaque jour, je traçais un X sur le calendrier qui tirait à sa fin. Un pas de plus vers l’aventure. Que j’avais hâte!

Et aujourd’hui, je me retrouve à faire un peu la même chose.

Sans vouloir être trop cheesy, j’ai découvert des choses magnifiques au cours des trois derniers jours: j’ai bu du bon vin, j’ai goûté à d’excellents mets niçois, j’ai parlé à de brillantes personnes, j’ai observé des couchers de soleil hors du commun et j’ai forgé des souvenirs qui feront partie de mon histoire pour le reste de ma vie.


Malgré l’immense bonheur qui m’habite à chaque seconde, je ne peux m’empêcher d’avoir cette sorte de mauvaise arrière-pensée qui me rappelle que mes jours ici sont comptés. Qu’à chaque jour qui tire à sa fin, c’est un pas de plus vers la conclusion de ce périple que j’ai tant attendu.

Je ne sais pas si je suis la seule à avoir vécu cette expérience. Peut-être qu’au fond, j’ai du mal à passer à autre chose, à tourner la page. Mais de voir le temps s’écouler aussi rapidement et devoir dire adieu à de petits endroits qui ont su me faire verser des larmes lorsque je les ai aperçus, c’est assez difficile.

C’est comme si j’étais en peine d’amour, d’une relation assez courte, ma foi. Trois jours à peine. 72 heures passées ensemble avant notre séparation. Malgré tout, j’ai un énorme chagrin.

J’ai vécu de belles aventures avec toi, Nice. Tu as su me montrer ta beauté et me faire sourire comme jamais à travers tes couleurs. Et malheureusement, nos chemins se séparent dans quelques heures.


Je t’ai vraiment aimé, tu sais. Demain, c’est un nouveau départ pour Gênes, en Italie. Peut-être que je tomberai amoureuse d’elle aussi. Qui sait?

Mais chose certaine, on n’oublie pas son premier amour. Tout comme je ne t’oublierai pas. Peut-être que je reviendrai te saluer, un de ces quatre.

Le temps continue de s’écouler. Il se fait tard, le gagnant de La Voix a déjà probablement été annoncé. Je vais tenter de m’endormir, malgré tout ce qui tourbillonne dans ma tête.

Le sommeil. J’y trouverai peut-être la paix comme je l’ai trouvé sur le bord de la mer, pas trop loin d’ici.

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