Nos suggestions pour tromper l’ennui- Partie 1

Fleabag sur Amazon Prime Video : apprivoiser les maux 

« Gagnante de 4 Emmy Awards, la série britannique Fleabag est de celles dont le visionnement est incontournable. Phoebe Waller-Bridge, à la fois l’autrice et l’actrice principale du succès télévisé, nous plonge avec humour et répartie dans un univers explosif, mêlant les traumatismes du passé à l’obsession de la sexualité au quotidien. Une distribution ingénieuse des rôles ainsi qu’une écriture intelligente rendent le tout d’autant plus poignant. Imprévisible, authentique mais surtout attachante, le personnage de Fleabag surprend de la première à la deuxième saison. La série, à laquelle on pourrait reprocher d’être trop courte, réussit à émouvoir autant qu’elle fait rire. Elle est de celles qui sont essentielles. »

– Emma Brien-Desrochers

Le retour du radio-théâtre

« Afin de pratiquer la distanciation sociale avec Netflix, je vous propose de vous tourner vers un médium qui fait un comeback des plus surprenants : le radio-théâtre! Deux pièces sont disponibles en baladodiffusion sur le site de Radio-Canada et vous permettront de fermer les yeux et de profiter de productions théâtrales comme si vous y étiez! Mademoiselle Julie, mettant en vedette Magalie Lépine-Blondeau, raconte une fantastique histoire d’émancipation personnelle sur fond de guerre des sexes, tandis que Encore une fois, si vous permettez vous transporte dans le monde de Michel Tremblay, où se retrouvent, au fil des années, une mère et son fils. Guylaine Tremblay y est absolument incroyable. À vos écouteurs! »

– Laurence Dami-Houle


À chacun son marathon

« En ces temps de confinement, je suggère au lectorat ce qu’on appelle communément des marathons de films, mais pas n’importe comment : trouvez-vous des séries de films assez longues pour les étaler sur plusieurs jours. Faites-en votre rendez-vous quotidien de la quarantaine. De plus, quoi de mieux pour réexplorer des classiques en rafale pendant que vous en avez le temps? Les Star Wars, les Harry Potter, les Seigneur des Anneaux/Le Hobbit ou la longue série de films de Marvel. Les possibilités sont grandes et plus c’est long, mieux c’est! Un ou deux films par jour et hop! deux ou trois heures de votre horaire sont dédiées au cinéma en ces longues journées d’isolement. »

– Joel Beaudin Lavigne


REGARD 2020 : du Saguenay à chez soi

« La messe du court-métrage du SaguenayLac-Saint-Jean, le festival international REGARD a vu, à l’orée de la grande tourmente virale, sa 24e édition interrompue abruptement. Les hôtels de Saguenay bondés rapidement vidés des cinéphiles dépités et les invités internationaux rapatriés, REGARD 2020 vivra malgré tout à travers la diffusion gratuite de ses films lauréats sur La Fabrique culturelle en avril : une sélection des 16 bijoux de courts-métrages de fiction, documentaires et d’animation provenant des quatre coins du globe pour s’évader du confinement. Applaudissons notamment le lauréat du Grand prix, Atkurimas du Lituanien Laurynas Bareiša, qui dévoile la subtilité insidieuse de l’oppression vécue par les femmes au quotidien; Cayenne de Simon Gionet qui met en scène la méfiance féminine nocturne sous les néons d’une station d’essence, à qui on a décerné le Grand prix canadien; le bizarroïde La nuit tous les chats sont gris du Suisse Lasse Linder, sacré meilleur documentaire; et Girl in the hallway de Valerie Barnhart, réinterprétation lugubre du conte du Petit chaperon rouge, lauréat du Prix du meilleur film d’animation. »

– Juliette Gaudreault-Tremblay

Jusqu’au déclin: le Québec dans la cour des grands

« Jusqu’au déclin est, sans hésitation, un must-see en ces temps de quarantaine : tourné dans les Laurentides, il est la preuve que les longs-métrages québécois peuvent être tout aussi enlevants et de qualité que ceux de nos voisins du Sud. Réalisé par Patrice Laliberté et par la boîte de production montréalaise Couronne Nord, ce thriller survivaliste nordique mettant en vedette Réal Bossé vous donnera des frissons dans le dos (littéralement) de par sa vibe post-apocalyptique. (Pssst! C’est aussi le tout premier film entièrement québécois à être produit par Netflix et il est disponible sur la plateforme dès maintenant.) »

– Éloïse Lamothe

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