PONTEIX et Fudge au palmarès des Francouvertes

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Le groupe Vulgaire aux Francourtes (crédit : Marissa Groguhe)

Le rendez-vous hebdomadaire des adeptes de musique émergente francophone réunissait lundi une nouvelle brochette de participants, la dernière à se présenter au Lion d’Or pour les préliminaires des Francouvertes. Deux des concurrents de cette soirée se sont qualifiés pour les demi-finales.

Le groupe WD-40, qui avait participé aux Francouvertes en 1996 et en 1997, est monté sur scène pour commencer le rituel. Il a livré avec expertise un trente minutes de musique rock intense qui a fait vibrer le public. Le trio, né il y a plus de 20 ans, n’avait pas performé devant public depuis les Francofolies 2010. Le public a accueilli leur bref retour d’une manière très positive.

C’est le band Vulgaire qui a ouvert les hostilités, et ce, de façon inédite. La vingtième édition de ce  concours n’avait pas, jusqu’à présent, vu passer de musiciens aussi singuliers dans leur style, leur dynamique et leur esthétique. Vulgaire propose une musique «sans visage». Les musiciens, qui ne dévoilent jamais leurs traits, se sont présentés sur scène en se cachant cette fois derrière des miroirs. Bien que lesdits miroirs ne dissimulaient pas efficacement les visages des membres du groupe, le message véhiculé par cet artifice et par l’interdiction de les prendre en photos reste clair : Vulgaire se concentre sur le son et sur l’aspect visuel, et non sur les interprètes. «Une musique sans visage est-elle vulgaire?», a demandé le groupe à la salle avant que les musiciens mettent en branle leur spectacle. Des images, véritables œuvres d’art, défilaient à l’unisson avec la musique, derrière eux. Les miroirs, les projections, leurs habits noirs, leur son atmosphérique et psychédélique : tous les éléments de performance orchestrés par Vulgaire ont fait de lui l’un des groupes les plus complets de la compétition sur plan artistique.

Second à monter sur scène, le groupe PONTEIX a présenté au public une performance aux antipodes de ce qu’il avait vu avec Vulgaire. Le quatuor a offert trente minutes de musique progressive aux sonorités groovy et planantes. Nommé d’après une ville fransaskoise, PONTEIX interprète des textes en français, parfois teintés d’anglais. Seul son chanteur est francophone. Leur son complexe et leur indéniable plaisir à être sur scène produisent un résultat très convaincant. La foule les a longuement ovationnés avant et après qu’ils aient quitté la scène. Les votes du public et du jury leur ont d’ailleurs valu une bien méritée deuxième place dans le palmarès de la compétition.

Mario Lepage de PONTEIX (crédit : Marissa Groguhe)

Mario Lepage de PONTEIX (crédit : Marissa Groguhe)

Dernier concurrent de la ronde préliminaire, Fudge a su complètement charmer l’auditoire grâce à son son grunge moderne, aux riffs francs et accrocheurs. Ses membres ont toutefois des années d’expériences dans leur domaine et ça se voit. Ça s’entend surtout : leur musique est habile, leurs paroles sont simples et efficaces et le trio performe en parfaite harmonie, pour livrer un show rock’n’roll solide et entraînant. Il n’est donc pas étonnant qu’ils se soient hissés au troisième rang du classement final des préliminaires. L’absence de Vulgaire dans ce palmarès reste quant à elle plutôt surprenante.

Les Francouvertes sont reconnues pour la diversité des artistes qu’elles présentent. La soirée était indéniablement rock, mais chacun des artistes présents offrait sa propre version de la vaste musique rock’n’roll, parfois plus alternative, d’autres fois penchant vers le métal. Il est encore plus évident de reconnaître l’hétérogénéité des concurrents en jetant un œil sur 9 demi-finalistes :

  1. Mon Doux Saigneur
  2. PONTEIX
  3. Fudge
  4. Les Passagers
  5. Édwar 7
  6. Caltâr-Bateau
  7. La Famille Ouellette
  8. Sarahmée
  9. Simon Daniel
Marissa Groguhe

Auteur Marissa Groguhe

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