Victor Leboeuf : des images plein la tête

La pandémie et tout le temps libre qui l’a accompagnée ont permis à Victor Leboeuf, étudiant de 20 ans et musicien, de plancher sur sa musique – pour cela, et peut-être pour rien d’autre, on remercie ce chamboulement mondial. 

« La première fois que j’ai touché à une guitare, ça ne le faisait pas », explique en riant celui qui maîtrise à présent la guitare basse,  la batterie, le clavier et le djembé. « À 15 ans, j’ai eu le goût d’en jouer, alors j’ai pris la guitare de mon grand-père, qui faisait de l’arthrite et qui ne pouvait plus jouer », précise-t-il. 

 Le vent souffle dans les voiles du jeune homme qui a remporté le prix Coup de cœur du public lors de la 41e finale nationale de Cégeps en spectacle, en avril dernier. Son premier morceau, Tu déchires mes ailes, est disponible sur toutes les plateformes d’écoute musicale depuis le 1er août et un deuxième l’a rejoint le 13 octobre dernier. 

« Je ne veux pas voir le verre à moitié vide, mais on dirait que, vu que je n’ai pas vraiment joué à la finale nationale, devant du monde, je l’ai moins ressenti », raconte le natif de Saint-Jean-sur-Richelieu. Victor Leboeuf se dit tout de même fier de la performance que lui et son accompagnateur ont donnée lors de la finale locale et compte Cégeps en spectacle parmi les expériences les plus formatives de sa carrière. 

Un son ambitieux

Avec deux monoplages à son actif, sans compter la composition originale qu’il a présentée au fameux concours collégial, Victor Leboeuf se démarque déjà avec un son bien personnel.

« [Pour mon premier single], je me suis amusé à enregistrer des tracks de djembé. Quand je faisais écouter ça au monde, les gens aimaient vraiment ça, ça avait une couleur différente », se remémore-t-il. 

À la guitare, qu’il privilégie, viennent ponctuellement se mêler vocalises aériennes, synthétiseur et percussions. Le tout s’harmonise autour de paroles plus ou moins autobiographiques, souvent plus que moins poétiques, pour créer « des images dans la tête des gens », comme l’énonce le jeune compositeur. 

« À chaque fois, je me dis que je vais faire une chanson avec juste guitare-voix, mais ça finit rempli de plein d’affaires », s’exclame le musicien avec autodérision. Partir de la base, des racines, pour dériver vers une musicalité rêveuse : un refrain dans le processus de création de Victor Leboeuf. 

Son dernier morceau Insomniaque l’éloigne du folk acoustique des chansons précédentes. « C’est un peu plus flyé, je dirais, un peu plus indie », décrit-il, lui qui travaille sur cette composition depuis « très longtemps ». Un « vibe » qu’il dit avoir eu beaucoup de plaisir à créer. 

Le musicien prépare en ce moment un EP, qui regroupera autant des singles déjà accessibles que des compositions inédites, en incluant aussi certaines pièces qu’il a jouées devant public. Aucune date n’est encore fixée pour le lancement de l’EP. D’ici là, Victor Leboeuf continue de prendre un jour à la fois et d’expérimenter à partir des imprévus qui se trouvent sur son chemin. 

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Auteur Mathilde Cloutier

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