Nos suggestions pour tromper l’ennui- Partie 2

Par 9 avril 2020 Divers Aucun commentaire

Buzzkill: un regard ironique sur un monde qui s’écroule

« J’ai lu Buzzkill à sa sortie en librairie l’automne dernier et les circonstances actuelles sont idéales pour m’y replonger une seconde fois. Dans un univers pré-apocalyptique où la fin du monde a un fini rose doré, l’auteur Bruno Massé dresse la critique d’une société ambiguë et contradictoire. Avec humour et une écriture particulièrement crue, ce roman déstabilise, mais, surtout, fait réfléchir. Les personnages, à la fois détestables et captivants, tiennent le lecteur allumé jusqu’à la fin du récit et continuent d’habiter nos pensées par la suite. »

– Nina-Rose Cassivi

C’est comme ça que je t’aime

« Le duo Létourneau-Rivard, créateur des Invincibles et de Série Noire, revient à la charge avec un nouveau projet répondant à toutes les attentes créées par leurs succès antérieurs. On y retrouve avec plaisir l’humour noir et unique de l’univers de ces auteurs. Parfois un peu scatologique, on pardonne ce surplus à cause des dialogues plus que juteux. La série commence en banlieue de Québec au milieu des années 70 avec deux couples anodins, et le tout se transforme rapidement en une histoire de crime organisé. Patrice Robitaille, Rémi-Pierre Paquin et François Létourneau, habitués de collaborer avec le réalisateur Jean-François Rivard, ont une chimie indéniable, mais c’est Marilyn Castonguay dans le rôle de Huguette qui « vole le show ». Disponible sur l’Extra sur Tou.tv, cette série d’une dizaine d’épisodes en vaut vraiment l’abonnement. (Il est gratuit le premier mois!) »

– Félix Gagnon

Pockethead de Pockethead

« Coloré, vivant et chaleureux, le premier opus du quatuor jazz montréalais Pockethead impose un balancement de la tête à celui qui l’écoute. Paru plus tôt cette année, l’album éponyme parvient à transposer, de la scène à un format enregistré, l’énergie vivifiante du groupe. Aussi tendus que smooths, les arrangements de Pockethead font voyager l’auditeur, sans conscience du temps, à travers l’œuvre de 35 minutes. Le saxophoniste ténor Jeremy Leon, le claviériste et compositeur Félix Paul, le batteur Juan David Espitia et le bassiste Henri Bouchard cohabitent dans l’espace sonore avec intelligence en façonnant un univers musical convaincant et complet. »

– Patrick Belzile 

Carbone Modifié | Altered Carbon, saisons 1 et 2 (2018 et 2020)

« Altered Carbon prend place dans un avenir plus ou moins proche : 2384. L’esprit est maintenant dissociable du corps et se transfert d’une enveloppe corporelle à une autre grâce à des piles de stockage. Une mort physique n’est pas définitive, bien que la mortalité existe toujours; une « vraie » mort survient si le disque est détruit. La série suit Takeshi Kovacs, qui est ramené « à la vie » – réveillé pourrait-on dire – après plusieurs décennies passées en suspens afin de résoudre le meurtre d’un des hommes les plus riches de son époque, un math (saison 1). Cette quasi-immortalité rend son univers noir, violent, aux tendances cyberpunks, où l’identité, la séparation du corps et de l’âme et, bien entendu, la lutte des classes bouillonnent dans cette série thriller, adaptée du roman du même nom paru en 2002 de Richard K. Morgan. »

– Élie Michaud

Redécouvrir le quotidien de Paul 

« Il y a deux choses qui font que mes journées semblent passer extrêmement vite : avancer l’heure à chaque premier dimanche de l’année et relire la série Paul. La série de bandes dessinées signée Michel Rabagliati est sans aucun doute mon coup de cœur personnel. Elle illustre les bonheurs quotidiens de la vie à travers les aventures de son personnage principal, Paul. L’œuvre de Rabagliati est aussi un témoignage d’amour pour Montréal, où l’auteur a grandi, sans omettre d’aborder ses petits défauts que seul.e un.e vrai.e Montréalais.e saurait comprendre… Bonne lecture! »

– Julie Nguyen

Travel Girls, disponible sur Amazon Prime

« Il me ferait grand plaisir de m’étaler sur le tout dernier simple de Kari Faux ou de vous partager mon adoration pour la sublime trame sonore qu’a concoctée ShitKid pour le documentaire suisse Always Amber. Mais c’est d’un peu de baume au cœur dont nous, quarantenaires, avons désespérément besoin. Et quoi de mieux qu’une bonne et stupide téléréalité? Travel Girls, bien sûr! Il s’agit d’une téléréalité d’origine australienne à laquelle seulement l’un des deux adjectifs précédents peut être attribué. La prémisse est simple : cinq jeunes femmes se font compétition dans l’espoir d’animer la prochaine saison de l’émission – qui, SPOILER ALERT, ne verra jamais le jour. Or le génie de Travel Girls réside dans le choix audacieux de documenter également son équipe de tournage. Autre coup de génie : ladite équipe est complètement dysfonctionnelle et incompétente. Il en résulte l’une des meilleures et des plus divertissantes expériences télévisuelles qu’il m’a été donné de visionner. Je pèse mes mots! »

– Cyril Émond-Savard

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