Jérôme 50 + Simon Kearney = coeur léger

La petite salle du Ministère située sur le boulevard Saint-Laurent s’est remplie à pleine capacité, jeudi dernier, en attente de la performance du grand « chilleur » Jérôme 50. Présenté à l’occasion du festival Coup de Coeur francophone, l’artiste originaire de l’Ancienne-Lorette a livré une performance électrisante accompagné de ses musiciens, dont Simon Kearney qui se chargeait aussi de la première partie. Récit d’une soirée qui a su surprendre.

Premier à monter sur scène, Simon Kearney et son groupe ont donné le ton pour le reste du concert; une bande qui ne semble pas trop se prendre au sérieux mais qui, au fond, l’est extrêmement. Talentueux, honnêtes et électriques, les musiciens ont définitivement performé avec brio, mariant astucieusement solos de guitare et performance de flûte traversière. La chanson Câline a d’ailleurs été jouée et chantée avec une émotion particulière, se démarquant du répertoires de pistes plus comiques; c’était une ode à l’amour, à la fois triste et pleine d’espoir qui nous a touché profondément. 

C’était fluide, rythmé et bien dosé, la mise en scène n’était ni trop simple ni trop élaborée, bref, tout fonctionnait. L’audience et les deux groupes étaient d’accord sur l’objectif de la soirée : avoir du plaisir. 

Jérôme 50 a débuté son spectacle avec « Si tu aimes le soleil », piste de son plus récent album, Le camp de vacances de Jérôme 49. L’opus constitue une compilation de chansons de camps connues, mais auxquelles on a donné une deuxième vie, réécrites à la façon cocasse de l’auteur-interprète. Un élément clé de la réussite du spectacle? Une chorale de six fillettes qui accompagnait les premières chansons (elles figuraient aussi sur l’album en question). Sur scène, le groupe de petites et les musiciens, tous plus « funky » les uns que les autres, formaient un ensemble certes éclectique mais d’une fraîcheur qu’il faisait bon voir.

Plusieurs autres éléments se doivent d’être mentionnés : une performance surprise (quoique très brève) de l’artiste Kirouac sur la chanson Wéke n’ béke; une mascotte de Jérôme 50 accompagnant le chanteur pour Cousin de Longueuil; finalement, la piste Sexe, drogue, ceri$e$ & rock n’ roll, qui s’est encore plus démarquée que les morceaux précédents avec ses moments entièrement instrumentaux exécutés à la perfection.

Le spectacle de Jérôme 50 et de ses fidèles musiciens était simple, mais on avait bien besoin d’un concert léger aux notes pop-rock et alternatives pour réchauffer cette soirée particulièrement froide. Les « maîtres » chilleurs ont offert quelques heures de musique jouée avec talent et désinvolture, prouvant que ça ne sert pas à grand-chose de se prendre trop au sérieux.


Emma Brien-Desroches

Auteur Emma Brien-Desroches

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