FIKA(S) et Kroy : quand le nord nous réchauffe le coeur

(Crédit photo : récupéré sur le site de FIKA(S))

J’étais excitée lorsque je me suis rendue au centre Phi dans l’air froid du mois de mars. Le vent me fouettait le visage lors de la soirée de lancement du festival FIKA(S) mettant en vedette Camille Poliquin, alias Kroy. L’artiste ouvrait le festival avec une soirée à saveurs nordiques, réinterprétant ses chansons préférées d’artistes scandinaves.

Pour la petite histoire, le festival FIKA(S), ou Festival immersif de Kultur et d’art scandinave/nordique est une initiative de Christel Durand qui célébrait vendredi dernier le début de sa troisième édition. En 1998, après avoir découvert le chanteur suédois Kristofer Aström, Christel Durand a une révélation et développe une passion pour tous les domaines de la culture nordique (musique, cinéma, design, ses valeurs de coopération, d’accueil, d’éducation, d’égalité et de conscience environnementale). C’est en 2015 que Christel Durand réalise le manque à combler à Montréal, n’ayant aucun événement célébrant la culture nordique, que nous partageons pourtant avec les pays d’Europe du Nord. La première édition de FIKA(S) a donc lieu en 2016, allant jusqu’à inviter Kristofer Aström a performer.

Christel Durand a donc ouvert la soirée avec un discours, sa voix chaude emplissant les murs du Centre Phi et réchauffant l’atmosphère. Je salue le moment où elle a pris le temps de reconnaître que le Centre Phi se trouve en terres autochtones non cédées, nous rappelant notre propre rapport à la terre et notre héritage. Mais c’est réellement Kroy, charismatique et généreuse, qui a fait de la soirée une pause dans nos trains de vie effrénés. Excitée d’être sur scène, n’ayant pas performé en solo depuis longtemps, elle a offert à la fois des covers d’artistes scandinaves connus et moins connus, ainsi que ses chansons originales. S’adressant de nombreuses fois au public, le sourire fendu jusqu’aux oreilles, elle nous a permis de connecter avec elle. Le moment où elle a repris les succès The winner takes it all d’ABBA, ainsi que Call your girlfriend de Robyn, ajoutant sa signature personnelle au passage, ont marqué le public. Ses chansons pourraient se retrouver sur iTunes Store dès demain matin et connaîtraient sans équivoque un grand succès. C’est avec un réel plaisir que j’ai redécouvert cette jeune artiste pleine de talent.

Le festival n’aurait pas pu connaître un meilleur coup d’envoi. Ayant lieu du 8 au 15 mars, FIKA(S), qui tend à vouloir créer des espaces d’échange et de discussion, offre une programmation diversifiée. Vous pourrez en apprendre plus dans un article qui suivra, cette semaine, où j’aurai la chance de rencontrer Mme Durand, fondatrice du festival. Comme quoi Montréal ne cessera jamais de nous émerveiller par la diversité de son offre culturelle et les passionnés qui en sont responsables.  

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