Découverte musicale du jour : Super Lynx Deluxe

Galaxie présente son 5e opus, Super Lynx Deluxe, qui paraîtra le vendredi 2 février sur l’étiquette Lazy at Work. Un album fort qui s’inscrit dans une continuité avec les autres parutions du groupe, mais qui témoigne bien de l’évolution du projet.

L’album débute avec la pièce titre, qui agit à la fois à titre d’introduction que de piste à part entière. Tant le morceau nous met en haleine pour les chansons à venir, tant il peut s’écouter seul, sans contexte. C’est en partie là que réside la force de Super Lynx Deluxe. Il est un tout, composé de touts.

Galaxie y mélange les sonorités rock qu’on lui connaît à une instrumentation plus électronique, notamment sur le titre Big Ass Bloody Ceasar. Déjà à la première écoute, la chanson nous permet aisément de voir un film se dessiner dans notre tête. Ce film est coloré, il est saccadé et il brille par sa musique.

En écoutant pour une première fois le LP (album long), il est facile de ne pas tout de suite distinguer les nuances plus subtiles entre les chansons. Le son peut paraître lourd au premier contact, avec ses effets de distorsion présents sur la quasi-totalité des morceaux et la juxtaposition de pistes d’instruments les unes sur les autres. Mais Super Lynx Deluxe est un album qui se déguste, qu’on apprend à aimer et qu’on doit prendre le temps de découvrir sans interruption. Après plusieurs écoutes, on a l’impression d’être allé sur plusieurs dates avec le disque. Et on développe un kick dessus.

Quelques chansons se distinguent particulièrement. LaLaLa ajoute à l’album un côté rock progressif, que j’irais jusqu’à qualifier d’épique, avec des mélodies qui rappellent The Who et des percussions qui s’y mélangent avec brio. Manitou, une pièce « galaxienne » à son état le plus pur, sera assurément sur mes playlists de voyages cet été. En l’écoutant, on sent le vent chaud provenant d’une fenêtre de voiture ouverte. Elle donne envie de danser, de s’exalter, de vivre. Barabbas, une piste instrumentale faisant figure d’extro (la conclusion de l’album), sort aussi du lot. Elle est planante, elle est plus douce, mais elle demeure intrinsèque à l’oeuvre de Galaxie.

Super Lynx Deluxe est un album à la fois grandiose et simple, planant et terre à terre. Un album à ajouter à sa collection et à écouter plusieurs fois.