Découverte de novembre : La Famille Ouellette 

Photo Laurence Proulx ; de gauche à droite : Simon Beaudoin, Jean-Sébastien Houle, Christian David et David Lagacé.

Avant toute chose, la Famille Ouellette, c’est un peu comme un conte de fée. Ça commence avec six gars, des frères de coeur, passionnés par le 4e art. Ces derniers s’inscrivent aux Francouvertes 2016 à quelques semaines à peine du coup d’envoi du concours. Malgré de talentueux adversaires, ils remportent les honneurs. Sans s’asseoir sur leurs lauriers, les musiciens acharnés travaillent alors sans relâche pour mettre au monde l’aboutissement d’une longue période de gestation, leur bébé; l’album Deluxe, qu’ils ont fièrement lancé au Théâtre Fairmount, le mardi 7 novembre dernier, dans le cadre du festival Coup de cœur francophone.

En décidant de s’inscrire « sur le tard » aux Francouvertes en 2016, les membres du groupe – Jean-Sébastien Houle, David Lagacé, Christian David, Simon Beaudoin, Antoine Drolet-Dumoulin et Christian Renaud – ont dû travailler comme des fous pour avoir du matériel de qualité à présenter. Si le projet est d’abord né dans l’urgence, l’album, lui, est plutôt le résultat d’un sprint interminable de plus d’un an et demi de travail. Lorsqu’on leur demande quelle méthode de travail ils préfèrent, la réponse est claire : même s’ils aimeraient avoir du temps pour monter un projet sur le long terme, la magie opère toujours mieux à quelques semaines des deadlines : « La corde au cou, le gun sur la tempe! » comme me lance Jean-Sébastien Houle, en riant.

En plus de leur symbiose artistique, les membres du groupe cohabitent dans un 14 et demi, situé dans Villeray. Si ça peut sembler être tout un défi de vivre et travailler ensemble de manière si fusionnelle, ce ne l’est pas pour eux : « C’est tout ou rien la Famille, c’est ça le groupe aussi » soulève tout simplement David Lagacé. En effet, ce qui se dégage de cette collaboration, c’est d’abord la fraternité tangible qui habite ces « frères ». La joie débordante qu’ils communiquent au public, les regards et les fous rire en coin qu’ils s’échangent sur scène témoignent largement de l’amour profond qui les unit.

Si l’atmosphère légère du spectacle permet au public de s’évader un moment pour entrer pleinement dans l’univers du groupe, c’est aussi parce que l’album Deluxe charme à coup sûr. Pop dans sa structure, l’album n’hésite pas à mélanger l’humour à des influences musicales diverses. Mariant plusieurs voix et plusieurs visages, la proposition musicale de la Famille Ouellette vient piquer la curiosité de l’auditeur, qui se surprend à chaque écoute, se délectant d’une chanson festive de pendaison crémaillère comme Tout ce vacarme ou alors d’un air plus sensuel comme Satin. Mon coup de cœur personnel va définitivement à la chanson Katunga, qui débute magnifiquement l’album. Se définissant eux-mêmes leur album comme de la pop-gastronomique, les membres de la Famille Ouellette lui ont donné des airs de buffet « All You Can Eat » : Deluxe est un produit aux saveurs multiples. Cette pluralité musicale s’explique par le désir du groupe de ne jamais faire la même chose deux fois, de se permettre de « re-brasser » les cartes pour produire quelque chose de nouveau, pour toujours pousser le projet vers des avenues inexplorées. Que demander de plus de la part d’un album pop que de répondre à tous nos petits péchés?

Finalement, Deluxe, c’est l’album qui plaira à tes parents, ton chum, ta blonde, ton chat, etc. Un album bonbon pour combattre la déprime de novembre!

Laisser un commentaire