Coup de théâtre!

C’est bien la première fois que j’assiste à une pièce où l’action bat son plein dès le début. Sans arrêt, jusqu’à la fin. Malheureusement, je ne raconterai rien de la pièce, ou presque.

Tout d’abord, le couple: Al et Aby. Al est un homme noir travaillant dans un centre accueillant de nouveaux arrivants au pays. Il souhaite se convertir à l’islam. Aby, elle, est une jeune femme blanche, juive, et vient tout juste d’obtenir une promotion pour son poste de médecin. Pour célébrer l’occasion, ces derniers mettent la table pour leur souper qui, à l’évidence, ne les enchante pas. Les parents de Abi sont en route, et celle-ci ne veut qu’en finir avec cette visite.

Une imitation assez choquante de la mère interprétée par Abi nous donne un avant-goût de sa personnalité. Elle semble assez perturbante, surtout lorsqu’on croit comprendre qu’elle est raciste.

Les parents arrivent. La mère, Mary, ne laisse pas son plâtre la déranger bien longtemps. Prise avec un problème d’alcool, elle commence rapidement à boire et tout dégringole.

Révélations après révélations, dans la salle, on ne sait plus où donner la tête: des conflits entourant la religion, le sexe, le passé douteux de la rencontre avec Jo et finalement, Mary explose au quart de tour, avant son puissant lancé de vase, qui se fracasse sur la scène.

« L’action est intentionnellement exagérée, la dynamique est brutale, condensée et insaisissable. Ce sont des personnages imparfaits, à la recherche de sens et égarés, le tout autour d’un bon souper en famille! », a déclaré l’auteure Alyson Grant.

Révéler les secrets de la pièce serait dommage, car la tension créée par l’accumulation de ces derniers est ce qui a captivé l’audience du début à la fin. Le caractère poignant réussit à faire réfléchir au racisme, aux conflits familiaux, aux liens de sang, aux valeurs et à une foule d’autres thèmes poignants.  

C’est pourquoi j’ai adoré la pièce Conversion: un drame familial qui nous tient éveillés au bout de nos chaises pendant 1 heure et demie. Un drame qui nous pousse à réfléchir aux thèmes difficiles qui y sont abordés de manière réaliste, accompagné d’une bonne qualité d’interprétation des quatre comédiens.

Voilà pourquoi je ne peux rien raconter de plus. Afin de vivre l’expérience, il faut laisser planer l’intrigue.

Les représentations de la pièce Conversion ont lieu jusqu’au 25 février à l’Infinithéâtre.

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