Un anniversaire réussi pour Lydia Képinski

Crédit photo : Myriam Ménard (IG: ladranem FB: Myriam Ménard Photographe), gracieuseté du Centre Phi

C’était festif au Centre Phi vendredi soir dernier, alors que Lydia Képinski s’offrait probablement le plus beau des cadeaux de fête qui soit : lancer officiellement son premier album complet intitulé Premier juin, le jour même de ses 25 ans.  

Des ballons jaunes. Une tonne de ballons jaunes, partout. Il y a aussi un clown (qui s’avère être interprété par le frère de Képinski). Avant même que la vedette de la soirée ne fasse son apparition sur scène, les spectateurs s’affairent à chanter haut et fort des beaux « BONNE FÊTE LYDIA ».

Au moment où les lumières de la salle se ferment, on entend les premières notes de guitare de sa pièce intitulée Les routes indolores. Cependant, toujours aucune trace de celle qui avait gagné les Francouvertes en 2017. L’audience est à sa recherche, alors qu’elle chante déjà, ce qui crée une ambiance intrigante qui semble faire rire le public.

Elle finit toutefois par arriver : « impressionnante » est le mot juste. Lydia Képinksi monte sur scène avec une confiance assommante vêtue d’une toge noire rappelant les airs du condor dont elle fait référence dans sa chanson. Dès cette première interprétation, on sait que le spectacle s’annonce grandiose.

Armée de sa sympathique ironie et d’un sourire aveuglant, elle s’adresse à la foule avec la plus grande aise qui soit. « Savez-vous pourquoi je fais ma fête au Centre Phi? C’est parce qu’il n’y a pas assez de place chez moi », lance-t-elle. Tout en buvant du vin, elle avoue que ces dernières années, les célébrations entourant son anniversaire ont été plutôt médiocres. « Là, c’est la dernière année que ma fête est plate», dit Lydia tout juste avant d’enchaîner avec la pièce éponyme de son album, Premier juin.

Sous des arrangements sonores riches et extrêmement brillants, on peut dire que Lydia Képinski est entourée d’un band qui casse la baraque, tout simplement. À l’image de son disque, rien n’est fait à moitié. Blaise Borboën-Léonard, au synthétiseur, ajoute une nouvelle rythmique à la chanson qui donne l’impression que celle-ci décolle, qu’elle change merveilleusement de direction; elle impressionne davantage.

Tout au long du spectacle, on sent une Lydia Képinski parfaitement en contrôle. Passant par l’interprétation de Maïa ou encore de Sur la mélamine, où elle manipule les mots brillamment, l’interprète et compositrice qui se tient devant nous livre sans pudeur une partie de son univers, qui s’avère être extrêmement cohérent et empli d’une créativité assommante.

Avant de disparaître de scène, elle interprète Pie-IX, pièce où elle nous expose ses douloureux états d’âme du passé. S’enchaîne ensuite une projection avec des images de sa jeunesse et de ses précédents anniversaires, un moment plutôt mignon de la soirée. Mais Lydia a encore de la matière à livrer. Elle ressurgit sur scène pour le rappel. Elle porte un costume qui rappelle une guerrière, le même dont elle est vêtue dans le vidéoclip de sa pièce Andromaque. C’est d’ailleurs avec cette même chanson qu’elle conclut sa performance.

« Merci, je vous aime! », qu’elle fait dire.

Lydia Képinski tiendra quelques spectacles cet été au Québec.