Le IN/OUT: Rencontre avec Christophe Scott

Winter Sunset Over the Century Motel
Acrylique sur toile
40 x 48 po
Winter Sunset Over the Century Motel
Acrylique sur toile
40 x 48 po
Le IN, c’est pour l’intimité. Il peint des scènes de sa vie quotidienne et transcrit sur ses toiles la beauté de la banalité. Le OUT, c’est pour les grands espaces, l’immersion dans la vaste nature qui l’inspire et le calme. IN/OUT, «une expérience immersive et sensorielle», c’est l’exposition à laquelle il nous convie.

Étudiant en histoire de l’art et artiste visuel, Christophe Scott souhaite, pour sa première exposition en galerie, que les invités «vivent le lieu». «C’est pour ça que c’est un soir seulement, explique-t-il. Je voulais en profiter pour créer un moment. Je veux que les gens soient enveloppés par l’expo, pas seulement qu’ils regardent des toiles.»

La peinture est son médium de prédilection, même si, de son propre aveu, il s’agit de l’approche la plus traditionnelle que l’on peut avoir en art. C’est justement ce qui l’intéresse: l’idée d’aller ajouter sa touche personnelle à cette avenue si souvent empruntée. Cette vision cadre bien avec le concept de l’exposition et l’approche de l’artiste en général. «J’aime l’idée de transformer le banal en quelque chose d’original, admet-il. Je peins ce que je vois, je n’aime pas forcer les choses.» L’artiste explique que son exposition est très intime. Il a pour principe de n’illustrer que des moments qu’il a déjà vécus, et fait aussi beaucoup d’autoportraits. «Ce n’est pas que je considère ma vie plus intéressante qu’une autre, se justifie-t-il, mais je trouve que ces situations sont captivantes dans leur banalité. Même si ce sont des moments intimes, les gens s’y connectent puisque, justement, ils sont communs. On vit tous des expériences universelles». Le jeune homme désire peindre des toiles «honnêtes», pas seulement des belles toiles.

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Highway 401
Acrylique sur toile
48 x 48 po

En opposition, il y a aussi beaucoup de ses oeuvres qui illustrent des paysages. Scott se dit très inspiré par la grandeur de la nature. L’idée d’immersion vient justement de ce sentiment qu’on y retrouve. «Le but, explique-t-il, c’est souvent qu’il y ait une immersion dans la toile, comme quand on regarde le ciel et qu’on ne voit que ça qui emplit notre champ de vision».

De ce mélange entre les espaces ouverts et fermés, qui se retrouvent naturellement dans ses oeuvres, est né le thème de l’exposition. Le jeune homme explique qu’il n’a pas peint avec un concept en tête. Le titre lui est venu après que plusieurs toiles aient déjà vu le jour. «Je trouvais ça intéressant l’idée d’un échange entre un espace et un autre», poursuit-il.

Le seul fait de créer une exposition, d’étaler ses oeuvres devant tous est une idée des plus terrifiantes pour le jeune autodidacte. «C’est toujours stressant, c’est se mettre à nu. J’ai vraiment l’impression qu’il s’agit davantage de quelque chose que j’ai besoin de faire plus que de quelque chose que j’aime faire. J’adore faire des expositions, c’est excitant, mais il n’en demeure pas moins que c’est une partie de moi que j’expose et c’est gênant», confie-t-il.

La Glass Door Gallery, l’endroit où se déroulera l’évènement le vendredi 4 décembre, de 17h à 23h, a laissé carte blanche à Christophe Scott. Ce dernier a donc décidé d’en profiter pour faire appel à tous les sens des convives. De la composition sonore créée spécialement pour l’occasion, à l’occupation de l’espace par des meubles en passant par l’éclairage, tout a été pensé pour que les gens se sentent immergés dans l’univers de l’artiste.